Ça Bavarde, l'éducation à la sexualité fun et décomplexée pour les adultes
- raphael878
- 1 day ago
- 3 min read
Né du constat que même à l'âge adulte, beaucoup de questions en lien avec la santé sexuelle et l'éducation à la sexualité persistent, Laury, créatrice du compte Ça Bavarde, a décidé d'y répondre de manière fun et décomplexée sur les réseaux... et en vrai !

En quelques mots, peux-tu te présenter et présenter Ça bavarde ?
Ça bavarde, c’est un compte Instagram et TikTok qui parle de santé sexuelle et d’éducation à la sexualité… mais pour les adultes. À travers ce compte, j’ai envie d’aborder la sexualité de manière fun, décomplexée, en rigolant, comme si on en parlait autour d’un verre entre ami·es.
C’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé un rendez-vous récurrent : “l’apéro sexo”, avec à chaque fois une thématique précise. Et comme j’aime aller au bout des choses, on les fait aussi… en vrai … qui s’appelle littéralement “l’apéro sexo en vrai”.
À qui s’adresse ce projet et comment accompagnes-tu ta communauté au quotidien ?
J’ai envie de dire : à tout le monde. Mais plus particulièrement aux personnes qui se posent des questions très concrètes sur leur sexualité : baisse de libido, consentement, comment dire qu’on aime (ou pas) telle ou telle pratique, etc. J’en parle au quotidien sur les réseaux, en partant de vraies questions : celles de mes amies, d’internautes, ou encore de personnes que j’accompagne en consultation.
Comment est née l’idée de Ça bavarde ? Y a-t-il eu un déclic ?
L’idée est née de mon féminisme… lui-même né à la naissance de ma fille. Je me suis rapidement rendu compte des inégalités et des injonctions que la société impose aux femmes, notamment dans la manière de s’occuper d’un enfant. Et côté sexualité, c’est exactement pareil.
Alors, je me suis dit : toutes ces questions que je me pose aujourd’hui, pourquoi personne n’y a jamais répondu quand j’étais à l’école ? En fait, on ne nous a jamais donné ces réponses.vC’est là que le déclic a eu lieu : il fallait faire de l’éducation à la sexualité pour les adultes, comme moi, qui n’en avaient jamais bénéficié.
J’ai donc commencé par m’engager dans différentes associations (comme le Planning Familial), puis j’ai suivi un DU en santé sexuelle. Tu es sexothérapeute et créatrice de contenu. Pourquoi avoir choisi de combiner ces deux rôles ? Parce qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux sont un outil incroyable pour diffuser des messages positifs, notamment autour des sexualités, de la santé publique ou de la sextech. Mais on y voit aussi beaucoup de contenus faux, dangereux ou complètement à côté de la plaque.

Du coup, je me suis dit que j’allais tout faire pour créer une communauté solide et engagée, afin de diffuser des informations fiables, accessibles et bienveillantes autour de la sexualité et des sexualités.
Pourquoi as-tu choisi de t’impliquer dans l’éducation sexuelle ?
Parce que l’éducation à la sexualité est, selon moi, un pilier fondamental dans la construction de sa sexualité : s’accepter, accepter les autres, savoir ce que l’on aime (ou pas), poser ses limites.
Sans une éducation à la sexualité claire et structurée, on peut soit tomber sur de très mauvaises informations — ce qui est problématique — soit ne rien trouver du tout, ce qui l’est tout autant.
Et surtout, l’éducation à la sexualité, ça se fait à tout âge. Quels sont les projets ou évolutions que tu imagines pour Ça bavarde ?
Ouuuh… un gros projet ! J’ai décidé de lancer le jeu de cartes “L’apéro sexo” : une sorte de Times Up de la sexualité, à jouer entre potes. La sortie est prévue en 2026. Stay tuned 😉. En tant que sexothérapeute, pourquoi avoir rejoint le collectif Sextech For Good ?
Il me paraissait essentiel de rejoindre un collectif d’entrepreneur·es, de marques et de sexo qui comprennent et affrontent les mêmes enjeux que moi au quotidien. Être ensemble, c’est être plus riches, plus forts, et surtout pouvoir s’entraider.
Aujourd’hui, œuvrer dans la sextech et autour des sexualités n’est pas simple : censure, enjeux politiques, freins culturels… c’est parfois un vrai combat.
Alors oui, l’union fait la force, et rejoindre Sextech For Good m’a semblé évident. J’avais aussi envie d’y apporter ma propre énergie et mon engagement.
Un dernier mot ?
Ravie d’être là, trop heureuse de voir que des synergies se mettent déjà en place, et très hâte d’entamer 2026 avec vous ✨








Comments