Redonner ses lettres de noblesse au tantra : l’ambition de Céline Netry
- christel6197
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Sexothérapeute et praticienne tantra, Céline Netry a fondé Caelina Psy, un espace dédié à la thérapie psychocorporelle, où le corps et l’esprit se réconcilient pour retrouver un équilibre essentiel. Elle rejoint le collectif avec l'ambition de promouvoir le tantra pour ce qu'il est, un chemin de conscience et de relation.

Comment est né ce projet ?
La psyché humaine m’a toujours fascinée. Comprendre les mécanismes internes, les blessures, les schémas… c’était mon point d’entrée. Et puis, très rapidement, une évidence s’est imposée : on ne peut pas réparer l’esprit en laissant le corps de côté. Les deux forment un équilibre indissociable.
Une de tes ambitions est de redorer l'image du Tantra en France, pourquoi ?
Quand j’ai découvert le tantra, j’ai compris que ce n’était pas une pratique tournée vers l’autre, mais d’abord une rencontre avec soi. Avant de savoir entrer en contact avec quelqu’un, il faut savoir être en contact avec soi-même : sentir, écouter, habiter son corps.
Lors de mon premier atelier tantra, il n’y avait d’ailleurs aucun massage. Et c’est là que tout a fait sens.
Le tantra n’est pas une technique ni un enchaînement de gestes : c’est une philosophie de vie, une manière d’être présent à soi, à l’autre et à l’instant.
Je me suis très vite rendu compte que le mot tantra, tout comme l’expression massage tantrique, était souvent détourné. Ils sont utilisés pour répondre à des demandes à connotation sexuelle qui n’ont pourtant rien à voir avec le tantra.
Ce glissement est problématique : il brouille le sens, entretient des fantasmes, et détourne une philosophie profondément respectueuse du corps et du consentement.
C’est précisément pour cette raison que j’ai choisi d’avoir pignon sur rue pour cette pratique : afin d’instaurer un cadre clair, sécurisant et assumé. Un cadre où le tantra retrouve son sens premier, loin des projections sexuelles, avec des limites explicites, une éthique ferme et une responsabilité professionnelle.
Aujourd'hui, mon ambition est claire : redorer l’image du tantra en France, le sortir des fantasmes, des amalgames et des dérives, et le ramener à ce qu’il est profondément : un chemin de conscience et de relation.
Quelles sont les valeurs que tu défends ?
La sécurité, la liberté intérieure, la responsabilité personnelle et la vérité du corps. Pas de forcing, pas de promesses magiques. J’avance avec des cadres clairs, une éthique forte et un profond respect du rythme de chacun.
Pourquoi rejoindre le collectif STFG ?
Pour m’entourer de personnes engagées et alignées avec ma vision de la sexualité : consciente, respectueuse et responsable. J’avais besoin d’un espace où l’on peut parler d’intime sans le dénaturer, où l’innovation ne se fait pas au détriment de l’humain, du consentement ou de l’éthique.
STFG, c’est pour moi un lieu de réflexion et de co-construction, pour faire évoluer les pratiques et redonner du sens à ce que l’on transmet autour de la sexualité.






